De Vernier et de l’adolescence
Merci à Jean-François Mabut pour le bel article sur Vernier qu’il a posté sur son blog.
Provocation ou méconnaissance, il estime néanmoins que Vernier passe par une période d’adolescence. Voici donc le commentaire que je lui ai envoyé.
Monsieur Mabut,
Merci pour l’intéressant article que vous nous proposez à propos de Vernier.
Une remarque néanmoins.
L’adolescence de Vernier fait partie de son passé et non du présent.
Enfance campagnarde certes, entre 1880 et 1940 mais qui vit déjà l’industrie du centre ville s’éloigner de ses habitants et donc venir sur Vernier peu peuplée à l’époque.
L’adolescence, Monsieur Mabut, c’est l’âge de la transformation par excellence et quel meilleur exemple que le Vernier des Trente Glorieuses qui vit la commune passer de 3900 habitants en 1950 à 27.000 en 1980! Vernier pris sur elle et accepta tout, le bon comme le moins bon.
Aujourd’hui, parlant d’IKEA où de la centrale à gaz, Vernier a décidé de changer d’approche. Vernier ose rajouter “mais” au lieu de simplement “oui”. C’est un signe plutôt adulte que de savoir tempérer les enthousiasmes et regarder à long terme les conséquences de nos actes. Quant au maire, votre serviteur, il est loin des crises identitaires, il est l’exécutant du Conseil municipal de Vernier qui, en 2004, a dit “oui … mais” à IKEA.

