Archive pour la catégorie ‘Un regard décentré’

Près de 250.000 personnes demandent à Novartis de renoncer à son action en justice en Inde

Un regard décentré Article publié par Yvan Rochat, le 11 février 2007

Où l’on s’aperçoit que dans l’Inde lointaine l’intérêt général mondial, cher à notre Rousseau, est une valeur bien mal partagée, en particulier par l’un des fleurons de notre belle économie, chez qui prévaut l’intérêt novartien…

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Qui a tué Hrant Dink ?

Un regard décentré Article publié par Vicken Cheterian, le 24 janvier 2007

Voici un article du prochain Monde Diplomatique écrit par l’excellent Vicken Cheterian, citoyen genevois et de bien d’autres endroits encore… à lire sans modération

Le 19 janvier 2007, Hrant Dink, le directeur de publication de l’hebdomadaire turco-arménien bilingue Agos, a été froidement abattu de trois balles dans la tête alors qu’il quittait son bureau à Istanbul. Cet assassinat commis de sang-froid a suscité la consternation et une vague de condamnations en Turquie, au sein de la communauté arménienne, et dans le monde. La photo du corps de Hrant Dink enveloppé d’un drap blanc maculé de sang est immédiatement apparue sur les premières pages des sites Internet, et a fait la une des journaux télévisés et des principaux quotidiens turcs. Le premier ministre Tayyip Erdogan a de son côté déclaré que c’était la « liberté d’expression en Turquie » qui était visée par ce crime. Plusieurs centaines de manifestants se sont spontanément rassemblés sur les lieux du meurtre et ont scandé : « Nous sommes tous Hrant Dink » et « Etat assassin ».

Né à Malatya il y a cinquante-deux ans de parents arméniens, Hrant Dink était arrivé à l’âge de 7 ans à Istanbul, où il avait poursuivi ses études universitaires et s’était engagé dans des cercles politiques de gauche, ce qui lui valut d’être emprisonné à trois reprises. Le journaliste d’origine arménienne appartenait à cette nouvelle génération courageuse de Turco-Arméniens désireux de faire connaître au grand public les opinions, difficultés et souffrances des minorités turques, et plus particulièrement de la communauté arménienne. En 1996, avec un groupe de proches partageant les mêmes convictions, il fonda l’hebdomadaire bilingue turco-arménien Agos, dont l’influence allait s’étendre bien au-delà des 6 000 exemplaires diffusés chaque semaine.

Hrant Dink ne s’est pas contenté de défendre les valeurs de la démocratie et de la liberté d’expression, il les a également mises en pratique dans un contexte général plutôt austère. Il a été le premier Arménien de Turquie à qualifier le massacre d’Arméniens de 1915 de « génocide ». Ses prises de position courageuses se sont heurtées à l’hostilité de l’Etat turc et du ministère public. Il a été victime d’une campagne massive orchestrée par des hommes politiques et des organes de presse de la mouvance nationaliste dominante.

En vertu du tristement célèbre article 301 du code pénal turc, un tribunal d’Urfa l’a poursuivi en justice pour avoir déclaré au cours d’une conférence « Je ne suis pas Turc, mais un Arménien de Turquie », et il a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir tenu dans une chronique de son journal des propos qualifiés d’« insulte à l’identité turque ». Cette campagne de calomnies sponsorisée par l’Etat contre une frange d’intellectuels turcs qui ont osé briser le dogme officiel a été si loin que des ministres ont qualifié les agissements du journaliste de « coup de poignard dans le dos » et que des médias l’ont accusé de « traître ». Dans sa dernière chronique publiée dans Agos, Dink avait exprimé sa profonde tristesse de voir son ordinateur saturé de messages de haine et de menaces, et il envisageait de quitter le pays « tout comme le firent nos ancêtres en 1915… Sans savoir où nous allions… Marchant sur les mêmes routes qu’ils avaient autrefois parcourues… subissant les mêmes supplices et connaissant les mêmes souffrances… ».

Mais Hrant Dink souhaitait rester en Turquie, dans le pays où étaient nés ses ancêtres, et il nourrissait l’espoir que la Turquie rejoindrait un jour l’Europe. Pour lui, la reconnaissance du passé de la Turquie — avec, en première ligne, la reconnaissance officielle du génocide arménien — ne pouvait se faire qu’à travers un processus douloureux de démocratisation de la société turque. Dans tous les forums arméniens auxquels il a participé, il a toujours mis l’accent sur le processus de démocratisation de la société turque plutôt que sur la reconnaissance du génocide par les Etats étrangers.

Hrant Dink était à la fois une figure prépondérante de la communauté arménienne de Turquie et une passerelle entre les communautés turque et arménienne, entre la Turquie et l’Arménie. Il faut rappeler également que depuis treize ans, la Turquie rejette toute relation diplomatique avec l’Arménie, et refuse d’ouvrir ses frontières avec ce petit Etat isolé.

La police turque a arrêté un adolescent qui a déjà avoué son crime. Mais des proches du journaliste soutiennent qu’il n’est pas le seul coupable ; ce sont aussi les constantes persécutions, les procès et campagnes de dénigrement contre Dink qui ont créé l’atmosphère de haine propice à ce meurtre.

De très nombreux manifestants se sont rassemblés à Istanbul — où jusqu’à dix mille personnes ont défilé la nuit du meurtre — ainsi qu’à Ankara et dans plusieurs villes turques pour condamner ce meurtre.

Durant ces quinze dernières années, dix-huit autres journalistes ont été assassinés en Turquie, et douze sont actuellement emprisonnés.

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-01-23-Qui-a-tue-Hrant-Dink|fr] - janvier 2007

Tous à la République!

General, Un regard décentré Article publié par Yvan Rochat, le 10 janvier 2007

Le principe Un café et une date font un rendez-vous (mensuel?) où les blogueurs qui parlent de politique et leurs lecteurs se retrouvent pour discuter, échanger, échafauder des plans: se voir enfin, faire ce que bon leur semble. Et cela dans un joyeux pluralisme et en toute indépendance.

Plusieurs personnes semblant être intéressées à Genève et dans la région (France voisine comme Suisse romande), Renaud Gautier et François Brutsch, dans un bel oecuménisme, se jettent à l’eau. Pour les suivantes, on verra si ça continue à Genève, si on trouve un lieu moins excentré (Lausanne? Yverdon?) ou encore si ça se déplace de canton en canton…

Quand ? Le mardi 30 janvier 2007, à partir de 18h30 et jusqu’à…

Où ? Le lieu sera fixé plus près de la date de l’événement, quand on aura une idée moins imprécise du nombre d’intéressé-e-s et de leur provenance… Mais ce sera entre la gare et le centre-ville, dans un endroit où l’on peut si possible se tenir debout aussi bien que s’asseoir, manger la moindre ou non. Indiquez vos suggestions! - tel bistrot, proposé par untel

Qui vient ? Tout le monde peut venir : blogueur, lecteur de blogs, simple passant, ami, curieux…

et pour en savoir davantage: http://www.republiquedesblogs.net/

«Est-ce qu’un musulman peut prendre un aller simple par avion par les temps qui courent sans provoquer une alerte»

Un regard décentré Article publié par Le Devoir, le 10 janvier 2007

Dépêche AFP trouvée sur le site du Devoir

Télévision - La Petite Mosquée dans la prairie: une série canadienne originale

La chaîne publique CBC entamait hier la diffusion de La Petite Mosquée dans la prairie, une série télévisée saluée pour son originalité, qui évoque la vie d’une collectivité musulmane dans une petite communauté rurale canadienne.

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NIGERIA • L’argent restitué par la Suisse a-t-il été pillé ?

Un regard décentré Article publié par Le Courrier International, le 6 janvier 2007

“Piller à nouveau l’argent volé par un homme mort est certainement un acte diabolique et un péché contre le Saint-Esprit.” Cette phrase n’est pas extraite des Saintes Ecritures mais d’une opinion signée par le chroniqueur Josef Omorotionmwan dans le quotidien nigérian This Day. Sa réflexion porte sur le traitement réservé aux fonds que le défunt général nigérian Sani Abacha, à la tête d’une dictature entre 1993 et 1998, avait détourné et caché hors de son pays. Sur les quelque 2 milliards de dollars qu’il aurait placés sur des comptes à l’étranger, un tiers a été retrouvé dans des banques suisses. Les autorités suisses se sont engagées à rendre au Nigeria cet argent en échange d’un contrôle rigoureux de son utilisation. Les premiers versements ont eu lieu en 2005, et 700 millions de dollars au total ont été restitués au Nigeria pour financer divers projets.

Chargée d’examiner la manière dont cet argent a été dépensé, la Banque mondiale a exprimé sa satisfaction dans un document publié en décembre 2006. Elle a annoncé que le Nigeria avait utilisé cet argent pour accélérer son développement. “Sur les 51 projets, 23 ont été déclarés achevés, 26 sont en cours de réalisation et 2 sont présentés comme interrompus”, a précisé l’institution dans un communiqué.

Ce bilan est loin de satisfaire Josef Omorotionmwan, qui parle d’une “grande hypocrisie dans cette affaire de restitution d’argent”. Il reprend notamment les accusations lancées par l’ONG Déclaration de Berne, qui dénonce le gaspillage des fonds Abacha. Des jeux d’écritures comptables auraient ainsi entraîné la dilution de cet argent, qui s’est perdu dans les caisses de l’Etat sans véritablement profiter à la population. Et de nombreuses voix s’élèvent pour demander une expertise indépendante. “Si le pillage de l’argent du pays était une très mauvaise action, le fait de piller de nouveau les fonds restitués constitue un accroc de taille dans notre guerre contre la corruption”, explique Josef Omorotionmwan, qui qualifie les auteurs de ces nouveaux détournements de “voleurs récidivistes”.

Deux soldats belges grièvement blessés par des sous-munitions au Liban-Sud

Un regard décentré Article publié par L'Orient le Jour, le 31 décembre 2006

Deux soldats du contingent belge de la Finul ont été grièvement blessés hier dans l’explosion d’une bombe à sous-munitions. « Les deux soldats ont été grièvement blessés alors qu’ils effectuaient des travaux de déminage à Majd el-Selm, mais leur vie n’est pas en danger », a affirmé un porte-parole de la force onusienne. Rappelons que la Belgique a déployé en octobre 370 soldats dans le cadre de la Finul.